Les préparations

Informations complémentaires

Choisir un fournisseur pour mon trek était ce que j’avais fait de plus téméraire jusqu’à présent. Sans doute à cause de mon boulot dans le Web, j’ai appris plus rapidement que les gens de mon âge ce qu’on peut tirer de l’Internet, et j’ai délaissé la sécurité de traiter avec un intervenant local (d’ici) au profit d’un fournisseur Tanzanien. 


Je reparlerai de mon expérience avec George dans les autres billets, mais il a été tout à fait charmant et l’expérience incroyable. 


Dans ce billet je parle du fait qu’il n’existe pas de façon de payer autrement que par transfert bancaire, mais ce n’est sans doute plus vrai aujourd’hui. Même à l’époque de mon voyage, certains de mes compagnons mentionnaient qu’ils avaient pu régler par carte de crédit.


Pour ma part, il m’a fallu traîner plus de $ 3000 USD sur moi pendant mon voyage, je ne peux pas dire que j’étais particulièrement rassuré, mais quand la motivation est là, les doutes s’envolent.


Février 2015

De toutes évidence, une des premières choses qu'il faut considérer c'est la prestation lorsqu'on décide de s'embarquer dans une aventure comme celle de grimper le Kilimandjaro.


Il y a plusieurs offres, et selon votre niveau d'aversion au risque vous opterez pour un fournisseur local qui vous prendra en charge de bout en bout ou alors à l'autre extrémité, vous attendrez d'être sur place, évaluerez rapidement les fournisseurs et ferez un choix basé sur votre 'feeling' et sur les coûts de la prestation.


Il existe de nombreux fournisseurs Tanzaniens à des prix abordables. Il faut faire des recherches sur Internet, consulter les sites spécialisés tel que www.tripadvisor.com afin de choisir avec un minimum de risque, votre fournisseur.

J'ai personnellement évalué différentes options, la plus cher, et de loin, aurait été de choisir un fournisseur local. Les prestations offertes sont très chères et il n'y a pas à douter qu'une grande partie de l'investissement sert à payer l'éclairage, l'immeuble, les salaires des employés qui sont bien au chaud dans votre patelin, alors qu'une fraction s'en va en direction de ceux qui vous accompagneront dans votre ascension.


Après vérification, j'ai décidé de poursuivre mes recherches. Des fournisseurs nord-américains, dans mon cas, c'est tout comme des voisins, offrant paiement par carte de crédit, jusqu'aux agences Tanzaniennes. Les moins chères étant les dernières mais pour un nord-américain il s'agit d'un niveau d'incertitude un peu plus difficile à franchir.


Il faut comprendre que les agences basées à Arusha ou Moshi ne prennent pas la carte de crédit, et pour effectuer une réservation, il faut se rabattre sur les transferts bancaires, service sorti tout droit de l'âge de pierre, en ces temps où l'internet est roi.


Qu'à cela ne tienne, après de nombreuses recherches, j'ai pris la décision de faire confiance à une agence d'Arusha, Kilimandjaro Brothers (KB).

George le directeur et celui qui répond à tous mes courriels, est rapide à vous informer, il vous revient généralement dans les 24 heures. Les prix offerts par KB sont tout à fait compétitifs, et bien moins cher que ce qu'on peut obtenir avec des agences américaines.


Je viens tout juste d'envoyer le montant requis pour réserver ma place, via le système de transfert télégraphique (aussi appeler SWIFT), j'ai prévenu George, et il m'est revenu en me confirmant qu'il me préviendra dès que l'argent est rentré (il faut compter au moins 48 heures, sans doute 72 avant que l'argent ne soit reçu).

On s'en reparle, ainsi que des préparatifs requis pour l'équipement dans un prochain post.

George Mtaki, ancien porteur et aujourd'hui propriétaire de Kilimanjaro Brothers.
George Mtaki, ancien porteur et aujourd'hui propriétaire de Kilimanjaro Brothers.

Le billet d'avion

N’ayant jamais voyagé en dehors de l’Amérique et l’Europe, je n’avais qu’un faible idée des prix pour un billet d’avion en direction de la Tanzanie. J’ai utilisé les outils Internet à ma disposition, mais j’ai fait preuve de patience, j’ai tout de même réservé mon billet d’avion 6 mois à l’avance, ce qui somme toute est une bonne période pour réserver son billet d’avion.


Depuis cette époque j’ai eu l’occasion d’en discuter avec des collègues ou amis, une d’entre elles me disait que même le prix que j’ai payé environs $ 1,200 CDN (à mes yeux une aubaine) était cher, qu’elle ne payait elle-même jamais plus de $ 800 CAN pour aller au Sénégal. Mais bon, tout est matière d’attentes pour la prestation.


Bonjour,


Aujourd'hui un court texte pour vous parler de sélection de compagnie aérienne.

Après avoir consulter différentes personnes, j'ai compris qu'il valait mieux payer un peu plus cher et être raisonnablement assuré d'obtenir un service de qualité lorsque le voyage d'une durée potentielle de près de 24 heures. Les offres à rabais ne comblent pas le confort, les moins nombreuses escales, et une plus grande chance de retrouver ses bagages à l'arrivée.


J'ai fait mes recherches et choisi KLM. Le prix n'était pas de beaucoup supérieur à ce que je trouvais pour les compagnies offrant le meilleur prix, mais avec lesquelles la durée du voyage était de 30 voir 36 heures.


Au début j'ai compris qu'il me faudrait compter entre $2200 et $2500 pour un vol aller-retour. Certaines compagnies à rabais offraient le voyage a $1900 mais au prix de plusieurs escales et plusieurs heures de perdues.


Par contre j'ai attendu un peu avant de réserver et je suis tombé sur une aubaine super. En changeant ma période de voyage du début d'août à la fin, j'ai trouvé un prix de $1200 pour un minimum d'escale (1) et un maximum de rendement (moins de 20 heures pour l'aller).

Les canaux d'Amsterdam, correspondance obligée avec KLM.
Les canaux d'Amsterdam, correspondance obligée avec KLM.

Le voyage

arrivée en afrique

Parti le 27 août 2015, à bord d'un vol de KLM en direction de Zurich, puis Amsterdam et finalement Kilimandjaro Airport, au bout de 18 heures d'avion et 24 heures au total de voyage je mettais enfin les pieds en Afrique.


Les premières impressions sont encore floues. La chaleur n'avait rien de suffocant, c'est l'hiver en Tanzanie. Il faisait déjà très sombre, près de l'Équateur, les journées sont presque d'égale longueur avec la nuit, et dès six heures le soleil commence à sombrer à l'horizon.


Une équipe m'attendait : Alain 1 X PAX


Je ne sais pas trop ce que signifie le mot PAX ( sur internet il semble y avoir différentes définitions, mais la plus probable est passager), mais je n'avais aucun doute sur la raison d'être de cette affiche. Voici la personne (une jeune fille) qui m'amènera à mon hôtel, tant mieux je suis déjà très fatigué.


George Mtaki, le directeur de l'agence avec laquelle j'ai réservé mon aventure africaine est là en personne, il me souhaite la bienvenue en sol Tanzanien me présente ses coéquipiers, c'est eux qui me conduiront et me souhaite une bonne nuit, nous on se revoit demain pour régler le paiement et certains détails du séjour.


Et hop, en voiture. La route est un peu longue, car je suis las, mais je peux suivre notre évolution grâce à Sygic, une App GPS qui fonctionne sans Internet. Une heure plus tard, nous arrivons sur Aga Khan Road, et le Park View Lodge affiche ses couleurs.


Quelques minutes plus tard, je suis dans ma chambre et je constate avec joie que le Wifi fonctionne et que je pourrai donc demeurer en contact avec mes proches.


Une bonne nuit de sommeil réparateur, je me réveille au son de l’invocation à la prière du matin. Je suis aussi dépaysé qu’un homme qui n’a jamais mis les pieds en dehors des pays nordiques peut l’être.


Je me présente pour le petit-déjeuner. Je constate avec ravissement que les repas du midi et du soir auront sans doute une certaine saveur Indienne, la cuisine populaire semble bien provenir de l'Inde dans ce pays et j'en raffole.


Plus tard je complète les formalités avec George qui ne manque pas de faire un selfie avec moi histoire de bien montrer aux futurs touristes sur Facebook que c'est facile de faire affaire avec Kilimandjaro Brothers, et je suis bien d'accord.


Bien entendu j'avais mes craintes, je ne savais pas si George serait vraiment là à mon arrivée. Si c'était une arnaque, etc.… mais au fil du temps j'ai appris à lui faire confiance et je n'ai jamais regretté de l'avoir fait.


Les formalités réglées il me reste la journée pour profiter des environs.


N'ayant jamais mis les pieds en Afrique et à mon âge, on en accumule des préjugés et des peurs. Aussi ma première sortie sur Moshi fut-elle très brève... En effet à peine 10 minutes après être sorti de l'hôtel, je rebroussais chemin de peur de me faire trop harceler par les vendeurs de rues qui me collait à la peau comme des mouches Tsé-Tsé.


Y en a même un qui m’a vendu 2 peintures, que j’ai payées $ 20 US, il en voulait $ 50 US.


Je m'enfermais dans ma chambre pour lire au frais, car la journée s'annonçait chaude. Mais au bout de quelques heures l'envie me reprit de sortir, cette fois je ne me laisserais pas intimidé, non c'est non et les vendeurs devraient le comprendre.


Fort de cette nouvelle confiance en moi, je retournais dans les rues de Moshi et m'aventurais bien au-delà de ce que j'avais fait le matin. Je passais une quarantaine de minutes dans les rues de la ville, en quête de je ne sais trop quoi. 


Sauf qu'il n'y a pas grand-chose à Moshi alors je suis tout de même rentré à l'hôtel. Juste à temps pour rencontrer mes nouveaux compagnons de voyage, deux types qui faisaient partie du groupe avec qui j'allais entreprendre l'ascension de la montagne.


On est retourné sur la rue. Avec eux, je n’avais plus aucune crainte. On s’est promené dans Moshi, pendant plus de deux heures. On a trouvé un café pour touristes, on a bu un bon café.


On est allé faire un tour dans une boutique qui vend des souvenirs. J’y ai revu les deux peintures « originales » que j’avais achetées à mon vendeur sur la rue. Elles étaient là en multiples exemplaires. Et à $ 2.00 US chacune. Je me suis bien fait rouler ! Bof, il en plus besoin que moi.


On a vu un mariage, le jeune couple voulait qu’on entre, c’était gentil, mais on a décidé de continuer notre route.


On a marchandé sur la rue, un chandail pour la course Adidas aux couleurs de l’équipe de Foot de Tanzanie à $ 10 US, une aubaine.

Notre groupe devant l'hôtel Parkview Lodge juste avant le départ.
Notre groupe devant l'hôtel Parkview Lodge juste avant le départ.